Le comté de SermorensConférence du 12 Juin 2026
Sermorens, de la Villa Antique au Comté
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Un public nombreux et curieux venir écouter ce passionné d'archéologie, d'histoire médiévale ….fouillant, creusant la terre...plongeant dans les lacs ' Charavines ou Paladru '… faisant rejaillir les mystères du passé, découvrant les vestiges, les objets, définissant leurs utilités, leurs appartenances, il fait parler tous ces objets , leurs lieux d'habitation , il nous éclaire sur la vie de ces… Hommes du Moyen-Âge ...qu'ils soient paysans, seigneurs ou ecclésiastiques.
Jean-Pierre Moyne dévoile les noms/prénoms des seigneurs de chaque famille avec leurs dates de naissance, de tous les successeurs leurs parentés qui les lient les uns aux autres,…leurs territoires…La liste est très longue ...tout par cœur, sans aucune hésitation ....le public en reste médusé … dans la salle une voix lui demande : « mais comment faîtes-vous ? »..J.P. Moyne ' zen ' avec un petit sourire aux lèvres « il confie ; je vais faire des courses … j'oublie d'acheter le gel douche .. » ..Ah!...Ah !.
( En ce qui me concerne cher lecteur «lectrice» je ne prends pas le risque de vous transcrire toute cette généalogie..;....je vais perdre mon latin).
A savoir :
Le comté de Sermorens avec ses 134 paroisses était très important sur un plan administratif, il attirait les convoitises auprès des hauts dignitaires ecclésiastiques
Le comté de Sermorens ( latin pagus Salmorincensis ) - dont on trouve les formes Salmourenc, Salmorenc ou encore Selmorenc – est un comté issu probablement de la partition des comtés de Vienne et de Grenoble au IXe siècl . Le comté de Sermorens disparaît au XIIe siècle.
TERRITOIRE
Le comté de Sermorens est situé au débouché de la cluse de l'isère, au pied du massif de la Chartreuse et à l'extrémité du diocèse de vienne. D'une taille restreinte, le comté couvre une centaine de communes actuelles. On en garde le souvenir par un quartier, le quartier de Sermorens, groupé autour de l'Eglise Saint-Pierre de Voiron.
HISTOIRE
Le comté, du fait de sa position géographique aux confins du diocèse de Vienne, a joui d'une certaine autonomie politique. Il est, en 800, cité comme archidiaconé, et vers 850 comme comté -
« pagus ». Il est administré à partir de la « villa » carolingienne « villa Salmoringa ».
Au cours de la décennie 850, Girard, comte de Vienne, organise une assemblée des trois Provinces ( Lyon, Vienne, Arles), placée sous son autorité, l'organisation à Sermorens de cette rencontre marque la nouvelle importance du bourg, « (semblant) montrer que (Girard) y disposait d'un centre administratif important, ce qui permet d'expliquer l'apparition du comitatus salmoriacensis. ». Ce dernier est mentionné pour la première fois lors du partage du royaume de Charles de Provence, il échoie à Lothaire II (863-869).
Intégré au royaume de Provence- royaume d'Arles-, puis de Bourgogne, il eut à subir, comme ses voisins, les comtés de Vienne et de Grenoble, les aléas de l'histoire de cette entité géopolitique. Le comté est objet de contestation entre les Eglises de Vienne et de Grenoble. L'église de Vienne considère que le comté relève, à partir de la fin du Xe siècle, de son autorité. Ainsi, le médiéviste Laurent Ripart produit une charte viennoise de 998 dans laquelle cette influence se retrouve dans la localisation de la « villa de Vourey, dans l'ager de Sermorens et l'archidiocèse de Vienne ( in agro Salmoracensi, in archiepiscopatu Viennensi ».
Le comté avait dû être concédé- à titre temporaire - vers 950 par les archevêques de Vienne aux évêques de Grenoble afin d'aider ces derniers à relever leur Eglise des raids « Sarrasins » . Laurent Ripart indique cependant que, pour l'Eglise de Vienne, cette concession se faisait « sous l'expresse réserve que l'évêque de Grenoble le lui restituerait lorsque les envahisseurs auraient été chassés ». La querelle atteint son paroxysme entre 1094 et 1107 et le pape est contraint de trancher en 1107 en faisant un partage équitable du territoire. Curieusement, ce partage ne se fit pas sur le dénombrement des églises mais sur les « castra » et « mandamenda ». Cette énumération relève vingt-deux châteaux et mandements et chaque partie en reçoit onze. Ce partage scellera la fin du comté de Sermorens.
Le 24 avril 1011, le roi de Bourgogne Rodolphe III rédige à Aix, en Savoie, un acte en faveur de son épouse. La reine Hermengarde ou 'Ermengarde' reçoit ainsi plusieurs terres, dont les comtés de Vienne et de Sermorens ou ' Salmorenc ' . ' Le comte ' Humbert de Savoie, proche parent de la reine, semble dominer la partie septentrionale du Viennois avant 1025, ainsi que la majeure partie de Salmorenc dont il portera le titre de comte.
Cette région frontière entre Dauphiné et Savoie sera un peu plus tard l'objet de nombreux conflits, de 1150 à 1350, entre comte de Savoie et Dauphiné à travers les guerres delphino-savoyardes.
Remerciements à :
Photos : Gilles Chaumont
Matériel : Dominique Lombard
Jean-pierre Moyne : Cofondateur de AHPPV ( des fouilles menées en1980 sous la direction de Jean Gautier et J.P. Moyne mettent en évidence l'importance du Quartier Sermorens à la période Gallo-Romaine, la même année est créée l'AHPPV sous la présidence de Roger Boudias )
La rafle de la Martellière, conférence du 26 mars 2026Conférence du 26 mars 2026 au Lycée La Martellière
Conférence assurée par :
➢ Nathalie Coblentz, ancienne Directrice de la Communication de la Mairie de Voiron en 1997
➢ Gil Emprin, historien, Conseiller scientifique auprès du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère
Introduction
Cette conférence, accueillie par le lycée la Martellière de Voiron, s’inscrit dans le cadre du travail conduit par l’une de ses enseignantes en histoire, Cécile Mouget, ayant sollicité l’AHPPV, répondant avec sa classe de CAPA (Certificat d'Aptitude Professionnelle Agricole) d’Aide à la Personne, à un appel à projets du Ministère de l’Agriculture, tutelle de l’établissement, sur le thème « Le sort des Juifs dans le Pays Voironnais 1940-1944 ». Cette rencontre s’est ainsi adressée à la fois aux adhérents de l’AHPPV, aux élèves de cette classe et au grand public. Cent-vingt personnes étaient présentes, plusieurs générations confondues, un public silencieux, très à l'écoute, très ému....
Aujourd’hui, Voiron semble être un lieu calme et pourtant, il y a 80 ans, dans un quartier de cette ville, des enfants, des adolescents, ont été arrêtés et conduits jusqu’aux camps d’extermination nazis pour y être aussitôt mis à mort, parce qu’ils étaient juifs. Pendant plus de 50 ans, cette histoire fut ignorée localement : pas d’archive, une histoire fragmentée…
Souvent, ceux qui étaient revenus des camps avaient choisi de se taire et d’avancer. D’autres ont parlé, mais n’ont pas été entendus : à la Libération ce sont les héros, les résistants qui furent honorés. Il fallut attendre les années 90, la découverte du passé de Simone Veil, celle du régime de Vichy, pour que l’histoire des juifs pendant la 2ème guerre mondiale devienne publique. La reconnaissance de ces crimes fut officiellement actée en 1995 par Jacques Chirac, qui le premier reconnut la responsabilité de l’Etat Français. Avant lui, François Mitterrand affirmait que l’Etat Français était illégitime et que le véritable Etat français s’incarnait dans la France Libre à Londres, puis à Alger.

Rappel historique
La France des années 1940/1944 était une France divisée en zones distinctes : la zone nord dite occupée dès le début de la guerre et la zone sud dite zone libre. Août 1942 constitua sans doute le pire moment de la Shoah en France. Pour la zone nord, en juillet 1942, eut lieu la terrible rafle du Vel d’Hiv à Paris, où 13000 juifs étrangers, hommes, femmes et enfants, furent arrêtés, détenus et envoyés à Auschwitz pour y être anéantis, le tout avec la complicité active de gendarmes et policiers français et de l’administration de Vichy. A partir de novembre 1942, la zone libre disparait et Allemands et Italiens se partagent l’occupation totale de la France. Toute la région à l’est du Rhône est sous contrôle italien.
Tant que la zone italienne exista, il n’y eut cependant plus de déportation de juifs, le Commandant de la zone ayant interdit au Préfet de livrer des juifs. De fait, la Police et la Gendarmerie n’effectuèrent pas d’arrestation dans cette zone, qui devint un refuge pour nombre de juifs, jusqu’à la déconfiture italienne de septembre 1943 qui marque le retrait de l’Italie. Tous les réfugiés présents durent alors se disperser, cherchant refuge de localité en localité, avec l’aide d’organisations juives comme l’OSE (Œuvre du Secours aux Enfants). Ce fut le cas des enfants de la Martellière.
La Rafle de la Martellière eut lieu dans la nuit du 22 au 23 mars 1944. Seize enfant et adolescents et la cuisinière, mère de deux d’entre eux, qui avaient trouvé refuge dans la maison du primeur Perrin au hameau de la Martellière, furent arrêtés par quatre allemands, peut-être épaulés par des miliciens français (Voiron était le siège d’une milice féroce dirigée par Ernest Jourdan, dont l’un des bras droits habitait le Château de la Martellière). Embarqués en pleine nuit dans des camions, ils furent conduits au siège de la Gestapo à Grenoble, puis à Drancy. De là, les douze plus jeunes, âgés de 7 à 19 ans, et la cuisinière furent envoyés à Auschwitz-Birkenau par le convoi n°71 du 13 avril 1944, d’où un seul revint, sélectionné comme apte au travail par le sinistre Dr Mengele. Les autres furent gazés dès leur arrivée. C’est ce même convoi qui emporta Simone Veil et 34 des 44 enfants raflés à la Maison d’Izieu. Les quatre plus grands du groupe de la Martellière, âgés de 19 à 21 ans, furent eux parmi les 900 déportés de France du convoi n°73 du 15 mai 1944, le seul à destination des Pays Baltes, où ils furent assassinés à Kaunas et Revel. Avec eux figurent le père et le frère de Simone Veil.
Les enfants de la Martellière faisaient partie du groupe de l’Association des Israélites Pratiquants (AIP), dirigée par le Rabbin Zalman Chneerson, immigré russe ayant fui les pogroms avec sa femme et leurs deux enfants. Recueillant des enfants juifs, dont les parents avaient déjà été déportés ou craignaient de l’être, cet homme hors du commun avait pour objectif premier de permettre à ses jeunes disciples d’exercer leur pratique religieuse quoiqu’il arrive. En ce sens, jusqu’à leur arrivée à la Martellière, ils n’étaient pas réellement cachés. Car bien que forcés de changer périodiquement de lieu de vie (Allier, Marseille, Gers, Isère dont Saint-Etienne de Crossey, puis Voiron ou Saint-Jean de Moirans), au gré de l’évolution de la situation en zone sud, ils étaient régulièrement déclarés aux autorités françaises par ce Rabbin scrupuleux de respecter la règlementation et confiant en l’Etat français. Sa confiance se traduisit notamment par les demandes qu’il fit au Maire de Voiron en 1943 d’ouvrir une cantine casher ou encore d’utiliser les abattoirs municipaux pour l’abattage casher. De la même manière, c’est avec une sincérité (naïveté ?) déconcertante qu’il écrivit au Préfet de l’Isère dès le lendemain de la rafle pour demander la libération des enfants, arguant qu’il ne faisait pas de politique.
La découverte
Cet épisode dramatique de l’histoire voironnaise ne fut découvert qu’en 1996, après 53 ans d’ignorance. En effet, la Mairie de Voiron reçut alors l’appel de représentants d’associations juives (B’Nai Brith de Grenoble et Yad Yashem), faisant état de la découverte de deux listes évoquant la rafle dont ils désiraient honorer la mémoire par la pause d’un mémorial à la Martellière. En effet, c’est une étudiante de Sciences Po Grenoble, Delphine Deroo, chargée d’un travail de recherche pour le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, qui avait découvert incidemment à l’Alliance Israélite Universelle de Paris ces documents portant existence de la déportation de 16 enfants et adolescents juifs et de la mère de deux d’entre eux. L’appel des associations juives fut reçu par les responsables des services municipaux Communication (Nathalie Coblentz) et Archives (Dominique Mochet). Celles-ci furent chargées par Philippe Vial, alors Maire de Voiron, bouleversé par cette révélation, de retracer l’itinéraire de ces enfants et de rechercher tout témoin éventuel de leur arrestation, tout en préparant la commémoration. Ceci en toute discrétion, compte-tenu du caractère « sensible » du sujet. Toutefois, malgré cette prudence, le Dauphiné Libéré fut informé et publia "l’affaire" sous le titre de "la Rafle oubliée". Cette publication fit l’effet d’un « boulet de canon » dans la tranquille cité voironnaise, dont elle déborda largement les frontières, reprise par les médias du monde entier. Elle permit toutefois de découvrir l’existence d’un survivant de la rafle, Erwin Uhr, alors résident belge, qui put alors témoigner des circonstances de l’arrestation et du parcours de déportation vécu par ses camarades et lui-même.
Après le travail ardu du groupe de travail mis en place, composé de représentants du B’Nai Brith (Maurice Gnansia), du Yad Vashem (Herbert Hertz), de la FNDIRP (Blaise Giraudi) et de la municipalité (Michel Brizard et les sus-citées), une vingtaine d’anciens enfants survivants du groupe de l’AIP du Rabbin Chneerson furent retrouvés. C’est en présence de plusieurs d’entre eux, d’Erwin Uhr, de Serge Klarsfeld, de nombreux officiels et dignitaires religieux que le 14 septembre 1997 une cérémonie de commémoration fut organisée, avec le dévoilement par Philippe Vial et Erwin Uhr sur le mur du Lycée la Martellière (la maison ayant abrité les enfants n’existant plus) d’une plaque listant les noms des enfants. Cette cérémonie réunit près d’un millier de personnes, dans une émotion palpable et devant des dizaines de médias venus du monde entier. Peu après, Philippe Vial déclara que cette cérémonie, répondant au devoir de mémoire dû aux malheureuses victimes, fut sans doute l’un des actes les plus marquants de ses trois mandats.
Les victimes de la Rafle de la Martellière :
Remerciements à :
Photos / Jean Bernerd
Enregistrement / D Lombard
Généalogiste vous utilisez le logiciel HEREDIS mais vous n’en maîtrisez pas toutes les possibilités ! Retenez la date du vendredi 5 juin 2026.
De 9 h à 11 h, nous allons approfondir toutes (ou presque) les fonctions du logiciel HEREDIS. Vous êtes les bienvenu(e)s au local de l’association AHPPV :
Espace associatif William Gozzi
2e étage, Place Jacques Antoine Gau à Voiron
Assemblée générale du 26 janvier 2026Quelques photos de l'assemblée générale 2026 en attendant le compte-rendu.

le Président Jean Bernerd présente les réalisations 2025.
Les spectateurs, au premier rang des membres du CA.

Le vice-président Pierre Mathieu et Annie Mathieu.
Les programme des sorties du premier semestre 2026 est paru
Pour le télécharger cliquez sur le lien :
Programme des sorties 1er Trimestre

04/06/2026
André Bouisson, officier en retraite, conférencier et passionné d’histoire militaire, est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques faisant la lumière sur des évènements, méconnus et souvent oubliés de la Première et Seconde Guerres mondiales. Devant un public fidèle, à chaque conférence, A. Bouisson expose le parcours des « Sénégalais » ( plan, dates, lieux , les 19 régiments , la répartition des unités .. artillerie, bataillon de mitrailleurs et services divers, au total plus de 70.000 hommes , la bibliographie d’une dizaine d’africains comme celle de : Samba N’Dour).



02/07/2025
Stéphane Malbos et Sam Herby nous racontent chacun leur tour la biographie de leur grand-père, ce peintre aux multiples talents dont ils cherchent à promouvoir le souvenir".
01/07/2025
Visite du musée de la vigne et du vin de Savoie puis de la mine du grand filon à Saint Georges d’Hurtières.

07/02/2025
L’AHPPV s’implique au niveau local pour la transition écologique Avant une conférence sur les contes et légendes du territoire, l’Association Histoire et patrimoine du Pays voironnais a tenu son assemblée générale ce lundi 20 janvier. L’occasion de faire le point sur ses projets.
05/02/2025
Pierre Mathieu et Mireille Mathais-Carra de la compagnie Racont’Art ont conté trois légendes aux participants réunis après l’assemblée annuelle du 20 janvier 2025.

10/10/2024
L’ association Histoire et Patrimoine du Pays Voironnais ( AHPPV ) organisait, vendredi 4 octobre à la salle Marcelle Boudias, devant une salle comble, une causerie sur : Une tapisserie dans la ville La tapisserie réalisée par les habitants, qui règne depuis 20ans en bonne place dans la mairie, avait été déplacée pour l’ occasion.

29/08/2023
L'expostion va s'en aller, pour rejoindre d'autres lieux... Nous la proposons gratuitement aux communes et dans différents établissements. Si vous êtes intéressés, contactez-nous !

03/10/2022
CONFERENCE DU VENDREDI 27 JANVIER 2023 Les trois professions de Claude Cholat, notre héros local, «vainqueur de la Bastille» Grâce à de nouvelles découvertes, fruits d’une enquête patiente et minutieuse, il a été possible de compléter la biographie de Claude Cholat. Conférence de Mireille Mialot, professeure agrégée honoraire d’histoire géographie et membre de l’Académie Delphinale. Rendez-vous à 20 heures, salle Marcelle Boudias, Voiron Cette conférence est gratuite et ouverte à tous.


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